65-84 -
  • feuilleter
  • Roman
  • Littérature française
  • Date de parution : 05/05/2014
  • Format : 14 x 20,5 cm, 176 p., 15,00 EUR €
  • ISBN 978-2-7529-0987-9

« Mes parents connaissaient mon affectation, c’est tout, il m’était interdit de donner quelque information que ce soit sur le travail que j’effectuais. Papa, je couche avec des filles en Afghanistan mais cela n’a rien à voir avec le travail à proprement parler, je vois de petits enfants sales, j’écris ce que les gens me racontent, je trouve les gens qui racontent le mieux, j’envoie ce que j’écris à des gens, qui écrivent à leur tour à partir de ce que j’ai pu écrire, des hommes lisent, papa, je t’aime beaucoup, je fais des voyages, je suis un autre, et puis je reviens et je suis moi de nouveau, dans un bureau, où j’écris sur ce que j’ai pu écrire, pour qu’on soit bien sûr d’avoir compris ce qui s’était joué, là-bas. »


Être un agent de renseignements, d’accord, mais à quel prix ? Que reste-il d’un homme, de ses rêves, de ce qu’il peut espérer construire lorsqu’il lui faut, régulièrement, disparaître, mentir, arranger le réel ? 65-84, du nom de code du narrateur, raconte de l’intérieur le parcours d’un étudiant entré dans l’armée par goût de l’aventure et progressivement happé par un monde discret, méticuleux, fragile parfois, qui, s’il est bien loin des idées reçues, n’en demeure pas moins hors normes.

ils en parlent…
  • « ...ceux qui cherchent des secrets bien gardés seront déçus : pas de révélations fracassantes ou croustillantes, et c’est tant mieux. (...) Non, c’est un plaisir de littérature, et l’auteur n’est pas un agent reconverti (...) mais certainement un écrivain, et ce premier roman doit se lire en savourant l’écriture et les détails. »

    Pierre Bayle. Pensées sur la planète. 29 mai 2014
  • « Reste un livre talentueux, très original, portrait d’un militaire devenu espion, désenchanté, blasé, lassé, qui évoque parfois, par sa distance, certains polars de James Ellroy. Une lecture qu’on ne lâche pas, et qui laisse une impression durable, presque tenace, comme un rêve désagréable. »

    Abou Djaffar. aboudjaffar.blog.lemonde.fr. 2 juin 2014
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