Elif Shafak
  • Fille de diplomate, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence à Madrid avant de s’établir en Turquie. Couronnée de nombreux prix, elle est aujourd’hui la romancière la plus lue en Turquie, et son œuvre est traduite dans plus de trente langues. Auteur de douze livres (dont huit romans) écrits en turc ou en anglais, elle a été nommée au grade de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

    Son premier roman, Pinhan (Le mystique), a reçu le prix Rumi en 1998, qui récompense la meilleure œuvre de littérature mystique en Turquie. Son deuxième roman, Şehrin Aynaları (Les miroirs de la ville), ancré dans le monde méditerranéen du XVIIe siècle, confronte les mysticismes juif et islamique. Elif Shafak élargit considérablement son lectorat avec Mahrem (Le regard) qui remporte le prix de l’Union des écrivains turcs en 2000. Quant à Bit Palas (Bonbon Palace, Phébus, 2008), il devient rapidement un best-seller en Turquie. Elif Shafak se consacre ensuite à Med-Cezir, un recueil d’essais sur la sexualité, les ghettos mentaux et la littérature.

    Elle écrit le roman suivant directement en anglais : The Saint of Incipient Insanities est publié chez Farrar, Straus and Giroux. Le deuxième roman qu’elle écrit dans cette langue, The Bastard of Istanbul (La Bâtarde d’Istanbul, Phébus, 2007 ; 10/18, 2008), est le livre le plus vendu en Turquie en 2006. En France, il séduit 110 000 lecteurs et intègre la sélection du Grand prix des lectrices de Elle. Certains propos qui y sont tenus conduisent l’auteur à être poursuivie pour « atteinte à la dignité de l’État turc ». Les charges contre elle sont finalement levées.

    Après avoir mis au monde une petite fille en 2006, Elif Shafak traverse une dépression postnatale – expérience qui lui inspire son premier texte autobiographique, Lait noir (Phébus, 2009), où elle dépeint les splendeurs et misères de la condition de mère et d’écrivain. Le livre, acclamé par la critique et le lectorat féminin, connaît un immense succès.

    Soufi mon amour (Phébus, 2010), paru en Turquie en 2009, achève de consacrer sa popularité : il s’en écoule 600 000 exemplaires en quatre mois. En France, les lecteurs sont également au rendez-vous.
    Son dernier roman, Crime d’honneur, a défrayé la chronique et provoqué un vaste débat en Turquie sur les notions de famille, de liberté et de pardon.

    En parallèle de son activité d’écrivain, Elif Shafak enseigne les sciences politiques. Diplômée de l’université technique du Moyen Orient à Ankara, elle détient un master en Gender and Women’s studies et un doctorat en sciences politiques. Sa thèse sur « le mysticisme islamique et la compréhension circulaire du temps » a été primée par l’Institut des sciences sociales turc. En son pays, l’auteur collabore à divers quotidiens et hebdomadaires. Elle signe également des paroles de chansons pour des groupes de rock.
    Elif Shafak vit à Istanbul avec son mari et ses deux enfants.

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