Angel Ganivet
  • Unamuno, Lorca et bien d’autres considéraient ce dandy malheureux, qui se donna la mort à trente-trois ans dans la lointaine Lettonie (où il était consul d’Espagne), comme le véritable inititeur de la littérature espagnole moderne.

    Émouvante figure que cet Andalou de Grenade, issu du peuple et ’monté’ à Madrid poursuivre des études de philosophie, égaré dans la carrière diplomatique, et qui n’eut jamais qu’une idée : rendre à la langue castillane, au seuil du XXe siècle, le génie provocateur qui avait été le sien à l’époque de Góngora, Quevedo, Lope de Vega, Cervantes... Ce fut son pari le plus fou ; et le seul qu’il gagna jamais – post mortem.

    Ganivet en effet mit fin à ses jours alors que venaient d’être publiés les quelques livres qui devaient lui assurer la gloire : L’Avenir de l’Espagne (1894-96 – recueil de lettres échangées avec Unamuno), Grenade la belle (1895), Lettres finlandaises (1896), Idearium espagnol (1897) – et l’année même où paraissait le deuxième volet du diptyque romanesque qu’il considérait comme son ’grand oeuvre’ : La Conquête du royaume de Maya (1897) et Les Travaux de l’infatigable Pio Cid (1898).

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