Les Visiteurs -
  • Roman
  • Littérature étrangère
  • Date de parution : 03/04/1996
  • 192 p., 18,40 EUR €
  • ISBN 978-2-85940-420-8
Les Visiteurs
John Cranna
Traduit par Joëlle Piloquet
Langue d'origine : Anglais (Royaume-Uni)

On commence à parler du Néo-Zélandais John Cranna, que la critique a comparé à un Dino Buzzati austral. Visitors (1990) a remporté à la fois le New Zealand Award for Fiction et le prix du Meilleur Premier Livre des pays du Commonwealth – avec cette appréciation du jury : ’Un recueil presque parfait, qui révèle un talent impressionnant de dessinateur des mille et une facettes de l’espèce humaine.’

Un enfant grandit entre sa mère et son grand-père dans une maison encombrée d’instruments de musique, et sent brusquement l’enfance se déliter en lui (’Les Visiteurs’)... Deux voyageurs font une escale forcée aux Samoa ; l’un d’eux part en quête d’une bonne fortune, qui lui laissera dans la bouche un goût de larmes ( ’Leti’)... Deux ouvriers intimidés par la vie (l’un d’eux est un Maori) subissent sur le chantier où ils travaillent des vexations quotidiennes, auxquelles la mort violente pourra seule mettre un terme (’Accidents’)... Des vacances au bord de la mer sont marquées par l’empreinte immémoriale de la mort (’Archéologie’)... Un étudiant pauvre trouve un emploi d’ouvrier agricole au service d’une famille de fermier déchirée en secret par la violence (’Des victimes toutes désignées’)... Un homme travaille dans une verrerie et se sent fasciné par la bouche ardente du four, qui finira par l’engloutir (’Au coeur du verre’)... Deux garçons et une fille en vacances dans une petite île cherchent un bonheur que la société leur interdit (’Trois Berlinois’)... Huia, la petite Maori, se retrouve seule dans un couvent que les missionnaires ont déserté à la suite d’un tremblement de terre, et invente avec un compagnon de rencontre une nouvelle religion de sa façon (’Huia et la Terre en colère’)...

 Huit nouvelles inquiétantes, d’autant plus prenantes que leur étrangeté se fait jour à travers les mots les plus ordinaires. Et ce paradoxe : on lit dans un état de jubilation qui ne faiblit pas, lors même que l’auteur nous entraîne sur des pentes que l’on devine dangereuses – l’angoisse, la solitude, la folie étant souvent au bout du chemin.

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