Conversations aux Champs-Élysées

Conversations aux Champs-Élysées

Marcel Levy

L'auteur de La Vie et moi  (son premier livre, publié en 1992 alors qu'il allait sur ses 93 ans) avait tenu, avant de quitter discrètement la place, à revoir avec soin le texte du présent ouvrage, qu'il justifiait d'assez ironique façon : " J'ai passé un siècle à me poser la vieille question : Qu'est-ce que la philosophie ? Selon l'humeur du jour ou la fantaisie de mes lectures, je...

Édition papier

Date de parution : 26/01/2000

Prix : 19,95 €

Format : 256p.

ISBN : 978-2-85940-582-3

L'auteur de La Vie et moi  (son premier livre, publié en 1992 alors qu'il allait sur ses 93 ans) avait tenu, avant de quitter discrètement la place, à revoir avec soin le texte du présent ouvrage, qu'il justifiait d'assez ironique façon : " J'ai passé un siècle à me poser la vieille question : Qu'est-ce que la philosophie ? Selon l'humeur du jour ou la fantaisie de mes lectures, je répondais avec les pessimistes : "Un dialogue de sourds"; ou avec les optimistes : "Un bien joli concert". Parvenu au bout du chemin, et toujours incapable de trancher, j'ai écrit ce petit ouvrage dont j'ai peur qu'il ne contribue surtout à obscurcir le débat. " Socrate au paradis - pardon, aux Champs Elysées - se penche sur notre époque et ne cache pas sa perplexité. Curieux d'y voir un peu clair, il convoque à une série d'entretiens quelques grands personnages qui se sont piqués de penser - Platon, Montaigne, Rousseau, Stendhal, Schopenhauer, Michelet, Marx, Gândhi et quelques autres (pour conclure avec Aristophane et Rabelais). Ainsi espère-t-il recueillir les explications qui lui manquent. Parmi tous ces beaux esprits qui ont souvent la tête près du bonnet, " l'Accoucheur athénien " joue les naïfs, avec l'art qu'on lui connaît, pose les questions qu'il ne faut pas - bref, met les pieds dans le plat. Une philosophie amusante en quelque sorte ? Pas du tout. Lévy et son Socrate, résolument à contre-courant du minimalisme intellectuel à la mode, se font un plaisir de ferrailler au nom des principes universels, ces grands oubliés de la pensée postmoderne. Qu'ils nous les servent à leur façon, dans une prose très XVIIIe siècle fortement relevée de vinaigre, ne saurait déplaire à nos papilles blasées, fatiguées peut-être des sirops du consensus mou.